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Live Report
After Forever - Paris
La Loco, le 20/11/2005
Par : Powersylv




AFTER FOREVER accompagné de NIGHTMARE, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Effectivement, l’affiche de ce festival VIBES IN PARIS premier du nom (espérons qu’il y en aura encore d’autres) a des airs de déjà-vu puisque les 2 groupes avaient déjà joué ici même à la Loco de Paris début 2004, accompagnés de quelques groupes pour ouvrir les hostilités (MOONSTONE, AMARA et DARK MOOR). Le schéma se répète en cette fin d’année avec, pour les 2 têtes d’affiche la sortie de leurs nouveaux albums. Remagine pour les hollandais, The Dominion Gate pour les grenoblois. Les 2 groupes se connaissent bien, ils tournent d’ailleurs ensemble actuellement et l’ambiance est au beau fixe. Floor et Sanders d’AFTER FOREVER ont même posé quelques vocaux sur le dernier NIGHTMARE. A côté de ces 2 figures de proue, une affiche éclectique avec des groupes français aux styles différents (JADALLYS, MALEDICTION et DORNFALL) et une curiosité roumaine, MAGICA, groupe de true heavy metal avec chanteuse que le label Underclass a réussi à placer sur l’affiche. En parlant de chanteuses, on remarquera que la moitié des groupes de l’après-midi possède une voix féminine, preuve encore une fois que la notion de « female metal » fait désormais école. Malgré cette affiche prometteuse et contrairement au concert d’EPICA il y a quelques semaines, la Loco sera remplie convenablement mais ce ne sera pas la folie non plus. D’ailleurs, JADALLYS qui ouvrira les hostilités jouera devant une fosse remplie à moitié. Profitant de l’entrée somme toute tranquille du public, je me dirige vers le stand Underclass qui est toujours très intéressant. Un best-of digipack d’EDGUY à 15€, c’est toujours sympa non ? Allez hop, dans la poche. Il n’y a pas le nouveau NIGHTMARE au stand du groupe, c’est bien dommage mais je me fend quand même de Silent Room, l’avant-dernier que j’avais trouvé excellent. Le temps de papoter avec des connaissances de passage, les lumières s’éteignent et nous sommes plongés illico dans l’univers si particulier des musiciens de JADALLYS.



JADALLYS :
Signés sur Brennus, ce groupe bien étrange sort son deuxième album dont nous aurons quelques extraits ce soir. J’avais déjà pu appréhender la musique du combo lors d’un petit concert au printemps dernier (Festival Cheap Noiz 2, avec INNER CHAOS et ACHING BEAUTY) ; d’ailleurs je me suis souvenu ce soir de quelques airs. JADALLYS évolue dans un metal moderne, à la grosse base rythmique, aux thèmes sombres et futuristes, une musique qu’il baptise Fairy Rock (comprenne qui veut). Ca démarre sur des nappes de synthétiseurs très planantes et mystiques, et une voix grave, entre timbre de zombi et extra-terrestre fixe le décor. Il s’agit de la chanteuse Céline, éblouie d’une lumière verte (les lights seront superbes toute la soirée) et dont la voix passe par un transformateur pour cette introduction. Céline tient plutôt bien son jeu de scène : une voix profonde mais dont il est difficile de saisir les paroles très mystérieuses (voire le sens des paroles), des poses langoureuses, transcendantales ou plus bestiales. D’aucun pourraient lui reprocher de trop en faire, mais on ne peut pas en tout cas lui reprocher de ne pas être dans son truc. Idem pour le bassiste Ded qui, quelques paillettes aux yeux (la dernière fois, ils étaient maquillés) et le chignon au vent bouge pas mal et arpente la scène. En voilà un qui est bien fondu dans son personnage également. Il me fait parfois penser à Gene Simmons (KISS) pour les postures et le côté un peu démon. Devant moi, Tino le guitariste chauve semble assez concentré et aura une attitude plus réservée. Je n’ai pas réellement fait attention au batteur et à la claviériste qui étaient plus en retrait. Le monde fantasmagorique de JADALLYS n’est pas évident à cerner, surtout lorsqu’on les voit pour la première fois et bien que le pouvoir d’attraction sur scène soit certain (surtout celui de Céline), leur musique a du mal à prendre réellement dans l’assistance. J’ai le souvenir d’un petit jeune, la tête reposant sur ses bras croisés posés sur le bord de la scène qui avait l’air de trouver le temps long. Pour ma part, j’aimerai découvrir sur disque plus en profondeur la musique de ce combo pourtant bien intéressant et qui a le mérite d’innover par ses compos, son ambiance et son image très personnelle.



MAGICA :
Pour leur première venue en France, les roumains de MAGICA ne savent pas trop à quelle sauce ils vont être mangés. Flanqués d’un bassiste plutôt corpulent à droite, du guitariste à gauche et du claviériste au fond, MAGICA apparaît tout d’abord avec sa chanteuse brune Anna comme le NIGHTWISH du pauvre. Sur l’entrée en scène et le premier morceau, cette dernière recouverte d’un vêtement blanc manque singulièrement d’assurance malgré une voix tout à fait honorable. La pression est palpable sur scène, pourtant l’ambiance monte d’un cran grâce à la musique plutôt entraînante de leur heavy traditionnel. Le claviériste prend la parole une première fois, il semblerait que ce soit lui le leader du groupe, même si le guitariste nous gratifie régulièrement de quelques mots par la suite. La chanteuse en profite pour enlever son vêtement blanc pour une tenue noire plus metal et plus sexy. L’acueil sur le premier titre est très bon, et à partir de là l’ambiance va largement se décontracter sur scène pour la plus grande joie des metalheads. Le deuxième titre est beaucoup plus speed et les chevelures fouettent. Le groupe prend plaisir à jour et Anna attire les regards par une jolie frimousse et une attitude sage mais fougueuse, proche de la Tarja des débuts finalement. La musique de MAGICA est cependant beaucoup plus axée true heavy que NIGHTWISH, dans la musique (moins symphonique) et dans l’attitude (vive l’heroic-fantasy). La voix d’Anna est très en place (beaucoup dirent ce soir-là que si elle gagnait en assurance, elle pourrait faire une excellente remplaçante pout Tarja), le guitariste se débrouille vraiment très bien. D’ailleurs, on était de son côté et la guitare allait assez fort, déversant des parties accérés et d’autres plus chantantes – avec parfois des petits côtés folkloriques assez sympas. Après quelques cartouches assez redoutables qui me font dire qu’il faudrait que je me procure le dernier album, le groupe entâme une reprise de LORDI, le célèbre « Would You Love A Monsterman » et c’est la fête dans le public. Les musiciens de MAGICA (Anna surtout) quitteront la scène le sourire jusqu’aux oreilles. Malgré de premières minutes balbutiantes, les roumains ont carrément lancé la soirée. Joli chalenge.



MALEDICTION :
Ce soir, les picards de MALEDICTION font une infidélité à REVENGE qu’ils ont récemment accompagnés en tournée pour fouler les planches de la Loco et participer à ce VIBES IN PARIS. La tournée REVENGE ne passant pas par la capitale (sans doute parce qu’ils ont joué en juillet en première partie d’ALICE COOPER à l’Olympia), c’est une grande joie de revoir Sylvain, Mathieu, Olivier et leur nouveau batteur pour un concert qui sera 100% heavy metal. Pas besoin d’avoir de nouvel album à défendre (mais vivement quand même !), les grands classiques d’Esclave du Vice (à part « Le Fils de Satan », il s’agit de quasiment tout l’album !) sont de sortie. C’est que les MALEDICTION, je ne les ai plus vus sur scène depuis leur tournée avec MANIGANCE et ADAGIO (hiver 2003/2004), soit bientôt 2 ans ! Et forcément ça manque. Après une introduction rendant hommage au « Hell Bent For Leather » de JUDAS PRIEST (un de leurs maîtres à penser), les 4 jeunes hommes déboulent sur scène, comme ça, sans artifice mais prêts à nous en mettre plein la gueule … et surtout les oreilles. Sylvain, guitare à la main et balançant ses textes derrière son micro a pris de l’assurance, même s’il lui manque peut-être encore un petit quelque chose pour communiquer davantage avec son public. Mais force est de constater que la tête de proue du vaisseau MALEDICTION réagit en vrai professionnel, surtout lorsque sur le dernier titre, un problème de guitare ne le démonte pour rien au monde, ses 2 compères assurant pendant ce temps et comme si de rien n’était le devant de la scène. C’est encourageant de voir qu’Olivier le bassiste est beaucoup plus présent qu’avant (c’est du moins mon sentiment), alors que Mathieu est toujours efficace dans son rôle de guitariste dynamique, s’énervant sur son instrument sur le côté droit de la scène. Très énergique, ce dernier a la patate ce soir. Le public le leur rend bien et pas mal chantent les refrains des chansons. Le nouveau batteur assure bien et on le sent impliqué dans le groupe. Il nous livrera quelques petits exercices sur ses toms. MALEDICTION a-t-il enfin trouvé son quatrième homme ? L’avenir nous le dira. Après une trop courte prestation mais de nombreux hymnes, MALEDICTION quitte la scène de la Loco en pouvant se targuer d’avoir enfoncé le clou et renforcé l’ambiance électrique dans la salle. Vivement de prochains concerts et surtout de nouvelles chansons !
Set-list MALEDICTION :
01/ Dans ma mémoire (Esclave du Vice, 2004)
02/ Vers l’Enfer (Esclave du Vice, 2004)
03/ Absynthe (Esclave du Vice, 2004)
04/ Justice Assassine (Esclave du Vice, 2004)
05/ Martyr (Esclave du Vice, 2004)
06/ Le Fils de Satan (Condamnés, 2001)
07/ Esclave du Vice (Esclave du Vice, 2004)
08/ Conspirations (Esclave du Vice, 2004)



DORNFALL :
Après les 2 tornades précédentes, on s’attaque maintenant à un tout autre style avec DORNFALL. Ce groupe-là, difficile de le louper tant ils occupent les affiches depuis plusieurs mois. Ces prog-metalleux ne sont pas regardant et peuvent aussi bien jouer avec d’autres groupes du style, des bons gros groupes heavy (remember la première partie de PARAGON l’été dernier), de thrash … leur présence paraît cette fois bien plus adaptée à l’affiche. La scène s’éteint, les musiciens entrent tranquillement pour saupoudrer devant leurs fans (et ils sont là … et d’ailleurs le groupe a un fan-club) - et ceux qui ne connaîtraient pas encore - leur metal très progressif et très sombre. Tant physiquement que musicalement, DORNFALL a de fortes accointances avec un combo comme BEYOND TWILIGHT pour les atmosphères et les trucs un peu glauques et mystérieuses. Mais tout comme JADALLYS, leur musique est si particulière, leur trip si spécial qu’il est très difficile de rentrer dedans. Personnellement c’est la troisième fois que je les vois et franchement, j’y arrive pas. Christo, le bassiste un peu rondouillard et barbichu est concentré et marque régulièrement le rythme, les 2 guitaristes (un blond dreadlocké et un autre) jouent de façon très pro tout en restant décontractés, la rythmique est complexe. C’est surtout Stéphane, le chanteur qui attire les regards. Celui-ci pourtant est petit, barbichu, mince, vêtu d’un vêtement collant et il se donne à fond. Complètement fondu dans les ambiances, dans les textes, les vrombissements sombres et les mélodies assurés par ses collègues, celui-ci chante pas mal, parfois il avance à pas pesants tel un troll grimaçant, reste prostré par terre … on sent que ces gars vivent leur musique. Mais celle-ci est tellement difficile d’accès que la majorité du public n’a pas l’air de suivre, malgré de bons applaudissements. Reste qu’on sent que ce combo acquiert de l’expérience scénique et pourrait plaire aux réceptifs de ce style de musique. Ils ont joué 3 titres de leur premier album éponyme et se préparent à sortir le prochain début 2006.
Set-list DORNFALL :
01/ Nirnaeth Arnoediad (Dornfall, 2004)
02/ Un Tueur qui s'ignore (forthcoming album, 2006)
03/ L'Ego de Dieu (forthcoming album, 2006)
04/ Précieux Secret (forthcoming album, 2006)
05/ La Voix des Mages (Dornfall, 2004)
06/ Jack (Dornfall, 2004)
07/ Bastet (forthcoming album, 2006)



NIGHTMARE :
Stars de la soirée avec AFTER FOREVER, les grenoblois allaient-ils faire aussi bien qu’il y a 2 ans ? Après quelques aménagements scéniques, Jo, Yves et les autres foulent les planches de la Loco qu’ils vont enflammer pendant une bonne heure. Le groupe est sur Paris depuis la veille, une soirée en leur honneur ayant même été même organisée au Black Dog, célèbre bar metal de Châtelet. Et c’est la grande forme, les 5 hommes sont boostés par leur dernier album en date, The Dominion Gate qui est bien mis à l’honneur ce soir (5 titres sur 10). NIGHTMARE se déploie sur scène en une prestation encore une fois très vivante. A l’image de Joe Amore, frontman en chef, les musiciens ont la patate. A commencer par les 2 derniers arrivés, les guitaristes Alex Hilbert et Franck Milleliri qui marquent leurs territoires d’un côté et de l’autre de la scène. Gambadant comme à son habitude et prenant des poses à la Steve Harris (pied sur le retour, main derrière l’oreille pour faire signe à l’audience qu’elle doit faire plus de bruits encore …), le bassiste Yves Campion est redoutable et parcours la scène de la Loco, faisant parfois un petit coucou de passage à ses collègues. A la batterie, derrière et un peu excentrée, David Amore insuffle le carburant de la machine avec une efficacité sans faille. Son frangin Joe est comme à son habitude la ligne de mire du spectacle : celui-ci n’a pas son pareil pour communiquer avec le public, les faisant chanter les refrains prévus ce soir. La voix est comme à son habitude cristalline et lyrique. Comme mentionné ci-dessus, les titres du dernier album sont à l’honneur, même si pas mal trouveront dommage sur « A Taste Of Armageddon » que Floor Jansen ne fasse pas une apparition (le titre « The Dominion Gate » n’est lui pas joué). Les 2 albums précédents ne seront représentés que par un titre chacun (« Cosmovision » pour l’album du même nom, le redoutable « Mind Matrix Schizophrenia » pour Silent Room). Les anciens seront ravis de retrouver 3 anciens titres (sur 10 titres, c’est pas mal) des 2 albums des années 80, surtout le troublant et superbe « Invisible Heart » (« pour se calmer un peu car il fait très chaud », dixit Joe). NIGHTMARE est toujours ce groupe humain et authentique, et c’est réjouissant de voir cette complicité entre les anciens et les nouveaux membres, tout comme leur capacité à réunir en un seul set anciens et nouveaux titres dans un seul bloc. Cerise sur le gâteau, ce ne sera pas une reprise de PRIEST ce soir, mais celle du géant « Hallowed Be Thy Name » de MAIDEN, une pièce de choix interprétée avec bonhomie et talent. Une très bonne prestation encore une fois des grenoblois, et on a l’impression que la calamiteuse première partie parisienne de BLIND GUARDIAN de juin 2003 est loin, très très loin désormais.
Set-list NIGHTMARE :
01/ A Taste of Armageddon (The Dominion Gate, 2005)
02/ Trust A Crowd (Waiting For The Twilight, 1984)
03/ Secret Rules (The Dominion Gate, 2005)
04/ Mind Matrix Schizophrenia (Silent Room, 2003)
05/ Cosmovision (Cosmovision, 2001)
06/ Messenger Of Faith (The Dominion Gate, 2005)
07/ Invisible World (Power Of The Universe, 1985)
08/ Heretic (The Dominion Gate, 2005)
09/ Power Of The Universe (Power Of The Universe, 1985)
10/ The Watchtower (The Dominion Gate, 2005)
11/ Hallowed Be Thy Name (cover IRON MAIDEN))



AFTER FOREVER :
Après une longue attente, l’impatience est de mise dans la fosse. Les fans d’AFTER FOREVER ont hâte de pouvoir apprécier la musique de leur combo préféré, et de voir arriver les musiciens, Floor en tête. Les musiciens hollandais déboulent sur « Enter », l’intro du dernier album Remagine, suivie instantanément de « Come ». Grosse ovation à l’arrivée de la jolie (mais très grande) Floor Jansen, qui s’apprête encore à prendre la tête de la cérémonie. Il est clair que la frontwoman est une phénoménale bête de scène, sans doute pour moi le plus beau déhanchement de la scène métal :). Sa voix, son énergie, ses sourires et son magnétisme font d’elle le centre d’attraction du show. Cette nana-là vit sa musique et le heavy metal à 200%. Il faut la voir s’appliquer au chant, secouer sa chevelure comme une damnée lors des parties les plus violentes. Les autres zicos ne dépareillent pas, avec les 2 guitaristes très vivants et souriants, à commencer par Mr. Gommans qui se charge de quelques parties growl dont il a le secret. Le claviériste est assez marrant, des fois on dirait qu’il se croit en soirée disco tellement il s’éclate et prend des poses peu … orthodoxes :). Le bassiste lui est toujours pimpant et souriant, avec son regard aux yeux de husky. Les titres du nouveau disque passent bien la scène (terrible ce « Living Shield ») même s’ils peuvent paraître plus durs à assimiler sur disque, ils sont largement mis en avant avec 6 titres sur 12 (rappels inclus). On aurait bien voulu avoir un peu plus d’extraits du superbe Decipher, même si les 2 tubes du disque sont là (« My Pledge For Allegiance » et « Monolith Of Doubt ») ainsi que « Forlorn Hope » en rappel. « Digital Deceit », le tube d’Invisible Circles est là aussi (le seul album que je ne connais pas), et sur cette chanson, Floor revient vêtue d’une robe blanche, accompagnée seulement d’une violoncelliste et du claviériste pour le moment touchant du concert. Un seul titre de Prison Of Desire, « Follow In The Cry » permettra au claviériste de donner cours à ses fantaisies, notamment avec l’inclusion d’un clin d’œil au « I Was Made For Loving You » de KISS (quand je vous disais qu’il avait l’air kitsch celui-là :) ). Un show terrible et enthousiasmant donc, avec un final sur la reprise du célèbre « Final Countdown » d’EUROPE. Voici une soirée qui n’a pas déméritée donc, et qui aurait mérité de par sa qualité, une Loco beaucoup plus remplie.
Set-list AFTER FOREVER :
01/ Enter (Remagine, 2005)
02/ Come (Remagine, 2005)
03/ Boundaries Are Open (Remagine, 2005)
04/ Living Shield (Remagine, 2005)
05/ My Pledge Of Allegiance (Decipher, 2001)
06/ Monolith Of Doubt (Decipher, 2001)
07/ Digital Deceit (Invisible Circles, 2004)
08/ Face Your Demons (Remagine, 2005)
09/ Being Everyone (Remagine, 2005)
10/ Follow In The Cry (Prison Of Desire, 2000)
Rappels :
11/ Forlorn Hope (Decipher, 2001)
12/ The Final Countdown (cover EUROPE)