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Live Report
Crucified Barbara - Paris
Le Trabendo, le 07/05/2009
Par : Powersylv




Avant que les ravissantes poupées de CRUCIFIED BARBARA ne sortent en 2006 leur premier album au titre déjà bruitiste à l’avance In Distortion We Trust (profession de foi prometteuse), certains n’ont vu dans cette affaire que la dernière sinistre blague acidulée sortie de Suède. Les mauvaises langues ont parlé : 4 poupées Barbie (dont une brune) à la plastique irréprochable pour attirer le client (le metalleux mâle de base de préférence), c’était trop beau pour que musicalement ça tienne le coup. D’autres parlaient de « GIRLSCHOOL au rabais ». Et puis In Distorsion We Trust est arrivé pour nous prouver à grand coups de hard rock/metal burné que les 4 filles en avaient dans la culotte. Des burnes, mais de la sensibilité aussi qui étaient palpable lors de ce concert intimiste donné au Klub la même année où l’on pouvait les voir jouer à moins d’un mètre de soi. Depuis, tonton Lemmy (grand amateur de jolies filles) est passé par là et les a pris sous son aile, un deuxième opus « Till Death Do Us Party » a enfoncé le clou sous le haut patronage d’un certain Mats Leven. Avec 2 opus convaincants et des mécènes de choix, force est de constater que CRUCIFIED BARBARA est un projet sérieux. La tournée débarque donc à Paris en ce début de mois de Mai et les donzelles sont accompagnées de grands anciens en la personne des QUIREBOYS, groupe anglais de revenants qui avaient eu leur heure de gloire au tournant des années 80/90 dans toute cette vague de groupes hard/blues (THE BLACK CROWES, THE DOGS D’AMOUR …). Certains anciens seront un peu irrités de voir les QUIREBOYS ouvrir pour les CRUCIFIED … même s’il semble que sur d’autres dates ce soit les garçons qui tiennent le haut de l’affiche. Quoiqu’il en soit, le Trabendo est bien garni ce soir (même si loin d’être complet) avec des jeunes et des moins jeunes venus surtout s’éclater sur du bon rock’n roll. Le tout premier groupe allait d’ailleurs bien vite faire monter la température.



DOLLHOUSE :
Pour moi, DOLLHOUSE = inconnu au bataillon. Il s’agit d’un quatuor de p’tits jeunes qui montent sur scène, comme ça sans prévenir et qui d’emblée balancent la purée. Il y a devant moi Johan Rick, le bassiste au blouson de cuir et à la coupe de cheveux qui rappelle celle d’Eric Clapton ou de Hendrix dans les années 60. D’ailleurs, la couleur est annoncée : DOLLHOUSE joue un hard rock/blues bien « garage » dans l’esprit, un rock à haute énergie inspiré par CREAM et le grand MC5. Pas de fioritures ici, les guitares en fusion sont reines, portées par un rythme souvent rock’n roll, rapide et binaire. En gros, on est loin du glam. A gauche de la scène, le guitariste déglingué Carl Bringeland au pantalon rayé se démène comme un pantin, n’hésitant pas à martyriser sa guitare assis ou couché sur le sol. Le chanteur/guitariste Chris Winter mène la danse en milieu de scène, l’air sérieux mais se lâche également par moment, grimpant sur les amplis pour y sauter au final de quelques titres (à la fin aussi) : il quitte même la scène à un moment pour venir s’asseoir dans le public, par terre, au milieu de nous qui faisons de même (communion garantie) afin de présenter le reste du groupe. Quant au batteur Marcus S. Davis, il frappe comme un sourd avec l’énergie du désespoir. Il n’y a guère que le petit bassiste qui reste d’un calme élyséen. DOLLHOUSE répand à sa manière la fièvre du rock’n roll (cf. le titre « Rock’n Soul Fever » annoncé dans le public par un fan). On a l’impression de se retrouver à Detroit il y a 40 ans (guitaristes par terre, guitares jouées sur le dos, poses, moulinets à la Pete Townsend …) dans une ambiance brûlante. Dans le set, « Born Under A Bad Sign » est une pause bien méritée avec un blues à la Hendrix qui sera la seule vraie pose dans ce déluge de décibels. DOLLHOUSE s’est mis le public dans sa poche en faisant preuve d’une belle énergie et signe là le démarrage en trombe d’une bonne soirée rock.



Line-up DOLLHOUSE :
Chris Winter (guitare, chant)
Carl Bringeland (guitare)
Johan Rick (basse)
Marcus S. Davis (batterie)

Site Web DOLLHOUSE :
http://www.mc5.org/dollhouse

MySpace DOLLHOUSE :
http://www.myspace.com/rockandsoul



THE QUIREBOYS :
THE QUIREBOYS. En voici encore un nom qui semble échappé du fond des âges. Je me rappelle de vagues souvenirs d’un ou deux video-clips datant de l’année 1990, dont l’un, « Hey You », interprété ce soir. Je me souviens vaguement de leur chanteur Spike avec son bandana et ses yeux soulignés à l’headliner. Un groupe de rescapés qui, à ma connaissance n’existait plus. 1990, l’année de leur explosion avec l’album A Bit Of What You Fancy dont je me souvenais également (5 rectangles apposés où l’on voyait les musiciens). Leur hard-rock bluesy ne m’avait pas forcément fait tripper plus que cela, étant davantage branché sur des choses plus metalliques. Les voici dont revenus avec pas mal de musiciens différents par rapport à leur période de gloire puisque les seuls musiciens de l’époque qu’on trouve encore aujourd’hui sont les inamovibles Spike et Guy Griffin (le guitariste à la casquette). Le groupe déboule tranquillement sur scène, Guy occupant le côté droit de celle-ci. Sur le devant de la scène, c’est Paul Guerin le guitariste à la longue tignasse rousse qui entretient le contact avec les premiers rangs, tout sourire dehors. A gauche de la scène, c’est le bassiste Jimmi Crutchley (en costume svp) qui manipule son instrument avec un calme olympien (limite j’m’enfoutisme), à peine plus énervé que son jeune collègue de DOLLHOUSE. L’ambiance est bonne dans la fosse : il y a des fans, jeunes comme vieux (dont une nana au décolleté avantageux qui se défoule avec ses camarades – on pouvez pas les louper) qui font la fête, et lorsque Spike arrive sur scène, c’est encore plus l’effervescence. Celui-ci, pied de micro à la main et bandana rouge sur la tête n’a pas changé d’un poil. Et il a toujours cette voix éraillée qui sied tant à la musique du combo, mélange de BLACK CROWES, ROLLING STONES ou encore AEROSMITH. « We’re QUIREBOYS and here’s some rock’n roll » s’exclame le frontman qui pendant le set est le zicos le plus énergique du lot et ne cesse de galvaniser la foule. Même si musicalement les anglais se défendent dans leur style et nous sortent leurs standards plus ou moins récents (le répertoire puise surtout dans les années 1990-1993, avec néanmoins 2 titres de leur tout nouvel opus Homewreckers And Heartbreakers), j’ai du mal à être complètement dans leur set. Manque d’énergie dans leur musique (comparé à DOLLHOUSE), l’impression d’avoir toujours un peu affaire au même style de morceau, l’impatience de voir les CRUCIFIED BARBARA et aussi beaucoup d’agitation dans les premiers rangs m’ont empêché de véritablement rentrer dedans.



Set-list (affichée) THE QUIREBOYS :
01. Don’t Bite The Hands (Bitter Sweet & Twisted, 1993)
02. Misled (A Bit Of What You Fancy, 1990)
03. The Finer Stuff (Well Oiled, 2004)
04. Tramps And Thieves (Bitter Sweet & Twisted, 1993)
05. There She Goes Again (A Bit Of What You Fancy, 1990)
06. Roses And Rings (A Bit Of What You Fancy, 1990)
07. White Trash Blues (Bitter Sweet & Twisted, 1993)
08. Mona Lisa Smiled (Homewreckers And Heartbreakers, 2009)
09. I Love This Dirty Town (Homewreckers And Heartbreakers, 2009)
10. Hey You (A Bit Of What You Fancy, 1990)
11. 7 O’Clock (A Bit Of What You Fancy, 1990)

Line-up THE QUIREBOYS :
Spike (chant)
Guy Griffin (guitare)
Paul Guerin (guitare)
Jimmi Crutchley (basse)
Phil Martini (batterie)
Keith Weir (claviers)

Site Web THE QUIREBOYS :
http://www.quireboys.com


MySpace THE QUIREBOYS :
http://www.myspace.com/thequireboys



CRUCIFIED BARBARA :
Avec leurs deux albums qui suintent le hard/metal graisseux mais néanmoins sexy, les suédois de CRUCIFIED BARBARA montent sur scène. Alors que la guitariste/chanteuse/frontwoman brune Mia Coldheart est en tenue de guerre (débardeur et pantalon de cuir), la guitariste Klara Force à droite de la scène amuse son monde avec la bretelle de son débardeur blanc qui n’arrête pas de glisser dévoilant un joli soutif panthère (jouer de la gratte et remettre sa bretelle demande pas mal de dextérité) et devant moi, la bassiste Ida Evileye (qui fort justement regarde les premiers rangs les yeux dans les yeux et n’hésite pas à prendre la pose et un beau sourire lorsque votre serviteur prend les photos) détonne par son haut transparent et son mini short avec des traces de mains roses sur le postérieur. Pas vraiment de vue sur Nicki Wicked derrière ses fûts. Les filles balancent la sauce sans réel répit en entrant sur « Killer On His Knees » le premier titre du dernier album Till Death Do Us Party et enchaînant sur (tout un programme) « Play Me Hard » qui est déjà un classique et « Sex Action ». Les filles nous sourient et sont visiblement heureuses d’être à Paris et comme le dit Ida (en français s’il vous plait) : « Nous sommes très heureuses de jouer chez vous ce soir ». Remarque qui provoque une hausse de l’effervescence des mâles de la salle avec des « A poil » et autres (plus sages) « Marry Me ». Petit hic, le son en début de show est assez brouillon mais ça s’améliore heureusement ensuite. Les skeuds des 2 opus s’enchaînent pour les beaux yeux d’un public déjà conquis avec l’effrayant « Creatures », l’énergique « Motorfucker » et l’essentiel « In Distorsion We Trust ». Seul petite pause afin de relâcher un peu le soufflet, la power ballade « Jennyfer » (chantée en duo avec Mats Leven sur l’album) prend son envol. Les spectateurs présents mangent dans la main des 4 suédoises pendant les 6 derniers morceaux pendant lesquels l’énergie ne faiblit pas, y compris dans les premiers rangs. C’est sur l’enjoué « Rock’n Roll Bachelor » que se termine la partie officielle du show. Le public réclamant les musiciennes sur scène, celles-ci ne se font pas prier et en remettent une couche avec un premier titre qui va marquer : « My Heart Is Black » est interprété au début par Mia seule, en acoustique avant que ses compères ne reviennent compléter cette version dans l’énergie et l’électricité. C’est l’heure de « Killed By Death », classique de MOTÖRHEAD et le show se termine dans un Trabendo en chaleur avec « Feels Like Death ». Pour la première fois que je vois les CRUCIFIED BARBARA en électrique, je ne suis pas déçu. Maintenant, je peux le dire : « In Distorsion I Trust » !



Set-list CRUCIFIED BARBARA :
01. Killer On His Knees (‘Till Death Do Us Party, 2009)
02. Play Me Hard (In Distortion We Trust, 2006)
03. Sex Action (‘Till Death Do Us Party, 2009)
04. Creatures (‘Till Death Do Us Party, 2009)
05. Motorfucker (In Distortion We Trust, 2006)
06. In Distortion We Trust (In Distortion We Trust, 2006)
07. Jennyfer (‘Till Death Do Us Party, 2009)
08. Pain & Pleasure (‘Till Death Do Us Party, 2009)
09. Going Down (In Distortion We Trust, 2006)
10. Can’t Handle Love (‘Till Death Do Us Party, 2009)
11. Blackened Bones (‘Till Death Do Us Party, 2009)
12. Losing The Game (In Distortion We Trust, 2006)
13. Rock’n Roll Bachelor (In Distortion We Trust, 2006)
Rappels :
14. My Heart Is Black (In Distortion We Trust, 2006) è mia revient, debut en acoustique
15. Killed By Death (In Distortion We Trust, 2006 – reprise de MOTÖRHEAD)
16. Feels Like Death (‘Till Death Do Us Party, 2009)

Line-up CRUCIFIED BARBARA :
Mia Coldheart (chant, guitare)
Klara Force (guitare)
Ida Evileye (basse)
Nicki Wicked (batterie)

Site Web CRUCIFIED BARBARA :
http://www.crucifiedbarbara.com

MySpace CRUCIFIED BARBARA :
http://www.myspace.com/crucifiedbarbara